Peut-on effectuer des travaux communs affectant temporairement mes parties
privatives ? Peut-on pénétrer chez moi ?
Base légale : art.
9 Loi 10 juillet 1965
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Oui, l'art. 9 Loi 1965
oblige les copropriétaires à laisser effectuer chez eux de
certains travaux régulièrement décidés en
assemblée générale, même si c'est à
l'intérieur de leurs parties privatives.
Il s'agit des travaux :
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rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou
réglementaires
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d'économie d'énergie portant sur l'isolation thermique du
bâtiment, le renouvellement de l'air, le système de chauffage
et la production d'eau chaude.
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de pose dans les parties communes de canalisations, de gaines, et la
réalisation des ouvrages, permettant d'assurer la mise en conformité
des logements avec les normes de salubrité, de sécurité
et d'équipement définies par les dispositions prises pour
l'application de l'article 1er de la loi n° 67-561 du 12 juillet
1967 relative à l'amélioration de l'habitat
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d'accessibilité aux personnes handicapées à mobilité
réduite
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à effectuer sur les parties communes en vue d'améliorer la
sécurité des personnes et des biens au moyen de dispositifs
de fermeture permettant d'organiser l'accès de l'immeuble
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toute amélioration, telle que la transformation d'un ou de plusieurs
éléments d'équipement existants, l'adjonction
d'éléments nouveaux, l'aménagement de locaux affectés
à l'usage commun ou la création de tels locaux.
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Cette disposition s'explique logiquement par le fait que la
copropriété, responsable du gros oeuvre, doit pouvoir effectuer
les travaux d'entretien ou d'amélioration qu'il nécessite,
même si l'accès à ce gros oeuvre nécessite de
passer par un espace privatif.
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Le syndic, garant de la préservation de l'immeuble, doit mettre en
oeuvre tous les moyens nécessaires pour rendre possible l'accès
aux parties communes. Ceci inclut le recours à la force publique en
cas de réticence d'un copropriétaire.
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L'art. 9 Loi 1965 précise
toutefois que si des travaux doivent être menés à partir
de vos parties privatives, un avis de travaux doit vous être notifier
au minimum 8 jours avant leur début, et qu'en cas de trouble de jouissance
ou de dégradation, vous aurez droit à une indemnité.
Cette indemnité est à la charge de tous les copropriétaires
et répartie en proportion de la participation de chacun aux travaux.
Si l'assemblée
vous refuse une indemnité alors que vous la réclamez et que
son montant est justifié, refusez de laisser accès à
votre lot. Le syndicat sera contraint de vous attaquer en justice, ce qui
aura pour effet de provoquer votre indemnisation sur une base fixée
par le juge.
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Les améliorations
que vous apportez à votre lot privatif et qui rendent plus difficile
l'accès aux parties communes peuvent vous coûter cher. En effet,
les frais de dépose et repose d'un coffrage de salle de bain, d'un
faux plafond ou le déblaiement d'une terrasse que vous occupez peuvent
vous être facturés par la copropriété. Aussi,
quand vous effectuez des travaux, pensez à maintenir l'accessibilité
future des éléments de gros oeuvre et des canalisations.
© Serge DIEBOLT
- Avocat à la Cour - "Droit pour
Tous" - 2001