Un syndicat de copropriétaires peut-il vendre ou acquérir
des parties communes ?
Base légale : art. 6, 16, 25, 26 Loi 10 juillet 1965
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Oui, aux termes de l'art. 16
(L. 1965) ; il peut de par sa propre initiative acquérir, aliéner,
constituer des droit réels immobiliers au profit ou à la charge
des parties communes. Il faut néanmoins que les formes des art.
6 (les parties communes ne peuvent
faire l'objet d'une action en partage ou d'une licitation forcée
séparément des parties privatives),
25 ou
26 (règles de majorité)
aient été respectées.
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Le prix obtenu de la vente d'une partie commune est réparti de plein
droit entre tous les copropriétaires à proportion de leur
quote-part par le syndic, et ce même si les copropriétaires
ont déjà des dettes à l'égard de la
copropriété, même si une sûreté grêve
leur lot.
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Le syndicat ne peut passer des actes d'acquisition ou d'aliénation
que dans la limite de son objet (la sauvegarde des intérêts
de l'immeuble). Il ne peut faire usage des locaux pour des motifs de convenance
personnelle.
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Le syndicat peut acquérir des parties privatives tout en leur conservant
un caractère privatif ; il est alors propriétaire d'un lot
dont il peut se servir pour un usage collectif, mais sans disposer de voix
à l'assemblée générale. La cession de ce lot
obéit aux mêmes règles que celle des parties communes.
© Serge DIEBOLT
- Avocat à la Cour - "Droit pour
Tous" - 2001