Contester les charges : délai, voies de recours
Base légale : art.
42 Loi 11 juillet 1965, art. 2277 Code civil
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Délai pour agir
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En tant que copropriétaire, vous disposez de 10 ans pour contester
vos charges, en vertu de l'art. 42 Loi 1965.
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En revanche, le syndicat des copropriétaires ne peut agir contre vous
en paiement que pendant 5 ans, au titre de l'art. 2277 du Code civil, qui
stipule que "se prescrivent par cinq ans les actions en paiement... de
tout ce qui est payable par année ou à des termes plus
courts". Pour tout autre point concernant les charges autre que leur
paiement, le syndicat peut agir dans un délai de 10 ans.
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Juridiction compétente
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Le tribunal compétent pour ces litiges est le tribunal de grande instance
du lieu où se situe l'immeuble. Celui-ci se trouve, soit au Palais
de justice de votre ville (si elle en comporte un), soit à la
Préfecture de votre département. Pour connaître
précisément le lieu et les coordonnées de votre juridiction
compétente, consultez le site
www.service-public.gouv.fr.
Attention : toute erreur de juridiction entraînera
l'irrecevabilité de votre demande.
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Dois-je prendre un avocat ?
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En principe, toute action devant le tribunal de grande instance nécessite
obligatoirement que vous vous fassiez représenter par un avocat.
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Toutefois, si votre cas est désigné par la
loi de 1965 ou le
décret de 1967 comme
pouvant être instruit "comme en matière de
référé", vous ne serez pas tenu de vous faire
représenter par un avocat. Attention cependant, vous devrez vérifier
vous-même la compétence du tribunal, la recevabilité
de votre demande, ainsi que son fondement.
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Je ne prends pas d'avocat : comment présenter ma demande ?
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Adressez-vous au greffe du tribunal pour vous procurer les formulaires qui
vous permettront d'introduire votre demande.
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Vous aurez à la rédiger. Faites-le avec soin ; soyez bref,
synthétique et percutant, sans être agressif. Dites-vous que
celui qui vous lira a une pile de plusieurs dizaines de demandes comme la
vôtre à traiter. Il faut donc que votre bon droit ressorte avec
évidence. Il ne faut pas que votre lecteur ait l'impression d'avoir
affaire à une psychopathe, mais à une personne responsable
qui a tout tenté pour arranger les choses à l'amiable, et s'adresse
à lui en désespoir de cause.
© Serge DIEBOLT
- Avocat à la Cour - "Droit pour Tous" - 2001