Base légale : art. 24, 25 et 26, 42 Loi 10 juillet 1965
Il arrive que de par des antagonismes au sein d'une copropriété, certains travaux ou charges vous soient imputés de manière injustifiée de sorte que, minoritaire, vous ne puissiez faire valoir vos droits (cliquer ici pour plus de précisions sur la notion d'abus de majorité). Ainsi peuvent être votés certains travaux d'embellissement inutiles et coûteux, que vous ne souhaitez pas avoir à payer. Certains travaux somptuaires, comme ceux vous causant préjudice, peuvent être attaqués en justice aux fins de vous les voir rendre inopposables (il faut toutefois qu'il s'agisse de travaux votés dans le cadre de l'art. 26 c - transformation, addition ou amélioration).
Mais il faudra pour ce faire demander au juge de se substituer à l'assemblée, en contestant la validité de ses délibérations.
Comment contester une décision de l'assemblée ?
Si la décision a été prise à une majorité erronnée, vous obteniendrez du tribunal qu'il fasse se réunir une seconde assemblée pour qu'il soit procédé à un nouveau vote, mais cela ne vous permettra pas ipso facto de faire annuler la décision sur le fond.
Pour pouvoir contester une décision qui a été votée selon la majorité adéquate, il faut réunir plusieurs conditions cumulatives :
Comment agir ?
Vous devez intenter une action devant le Tribunal de Grande Instance du lieu de l'immeuble ; elle doit être dirigée contre le syndic, en sa qualité de représentant du syndicat des copropriétaires. Vous devrez obligatoirement prendre un avocat, sauf dans les matières où la loi vous autorise à recourir à la procédure de référé (plus économique et plus rapide, mais d'usage restreint aux exceptions légales et à l'urgence de faire cesser un trouble manifestement illicite).
Les droits de plaidoirie et frais de justice seront mis à la charge de votre adversaire si vous gagnez.
Nota : si vous ne disposez pas de revenus importants, vous pouvez faire appel à l'aide juridictionnelle et bénéficier d'un avocat payé par l'Etat.