Base légale : Loi du 10 juillet 1965, Décret du 17 mars 1967, Nouveau Code de Procédure Civile
Sur le plan territorial, le tribunal compétent est toujours celui
de la situation de l'immeuble (art. 62
Décret 1967), dès lors qu'il concerne le régime
de la copropriété.
Pour connaître le tribunal compétent pour votre ville consultez
le site Service
Public.
Sur le plan du fond, plusieurs juridictions sont compétentes pour connaître des litiges de copropriété, selon le type de problème à trancher.
Un tribunal ne peut statuer que pour les litiges qui ressortent de sa compétence. Ainsi, même si vous êtes parfaitement fondé en fait comme en droit, vous encourrez systématiquement le débouté si vous saisissez la mauvaise juridiction. Vérifiez avec soin à quelle institution correspond votre problème ; vous pouvez saisir :
Le président peut être saisi sur requête ou en
référé ; ce sont des procédures
rapides et peu onéreuses (sans avocat obligatoire)
Nota : le syndic n'a pas besoin de l'autorisation préalable
de l'assemblée générale pour agir en matière
de référé.
C'est la juridiction de droit commun de la copropriété,
c'est-à-dire que c'est à lui que vous aurez systématiquement
affaire, si votre cas ne correspond pas à un de ceux
énumérés pour les autres juridictions.
L'avocat est obligatoire pour toute procédure devant cette
juridiction.
Les délais sont longs.
Le législateur a ainsi entendu limiter le contentieux de la
copropriété à des litiges importants, et inciter les
copropriétaires procéduriers à y réfléchir
à deux fois avant de saisir la justice.
Ce tribunal est entre autres compétent pour :
Ce tribunal est compétent pour les actions personnelles ou
mobilières portant sur un montant inférieur à 7.622,45
(50.000 F).
Il statue en dernier ressort (seul recours possible = cassation) jusqu'à
3.811,23 (25.000 F) ; à charge d'appel au-delà.
Concrètement, il ne traite guère, en matière de
copropriété, que du contentieux de recouvrement des charges
d'un montant modeste, du contentieux du bruit ou des petites infractions.
Vous pouvez agir devant ce tribunal sans recourir à un avocat (il
est toutefois fortement de faire viser vos écritures par un professionnel,
ne serait-ce que pour éviter le débouté pour
incompétence - fréquent dans ce domaine).
En revanche, en vertu de l'adage " le juge de l'action est le juge de
l'exception " le tribunal d'instance, quand il est saisi d'un litige
pour lequel il est compétent, peut connaître de tout moyen de
défense (à l'exception de ceux relevant exclusivement d'une
autre juridiction - art. 49 NCPC et T 321-22 COJ). Ainsi, il lui est possible
de statuer, quand c'est à titre incident, sur une résolution
d'assemblée générale (Cass. civ., 5 fév. 1985,
D. 1985, I.R. 431) ou une clause du règlement de
copropriété.
Cette juridiction est compétente pour connaître des litiges
nés de l'application d'un contrat de travail ou d'une convention
collective.
Dans la pratique seuls sont concernés les litiges entre le syndic
et les gardiens ou personnels employés par la
copropriété.
Ces dispositions concernant la compétence des tribunaux sont d'ordre public. Il n'est pas possible d'y déroger, ni par convention entre copropriétaires, ni par la voie du règlement de copropriété (prohibition de la clause compromissoire).
Toutefois les parties à un litige peuvent convenir de confier le règlement de leur différend à une institution non judiciaire (arbitrage) ; les règles de territorialité sont alors libres. Nota : le syndic n'a pas droit de compromettre au nom du syndicat sans autorisation préalable de l'assemblée générale (art. 55 Décret 1967).