ASSURANCE CONSTRUCTION (GENERALITES)

 

La loi du 4 janvier 1978 a institué une obligation légale d'assurer les risques de désordres liés à la responsabilité décennale encourue à l'occasion de travaux de bâtiments. Cette dernière comporte deux volets :

 

Il est possible de réunir ces deux types de garanties en une seule police couvrant l'ensemble des intervenants : la Police Unique de Chantier (PUC).

 

Toutefois, l'obligation d'assurance ne couvre pas tous les risques susceptibles de survenir dans le cadre d'une opération de construction et il conviendra, le cas échéant de souscrire des assurances complémentaires couvrant :

 

Définition du secteur obligatoire

 

Toute personne physique ou morale dont le responsabilité peut être engagée sur le fondement de la présomption établie par les articles 1792 et suivants du code civil doit être couverte par une assurance dès lors qu'il s'agit de travaux de bâtiments. (Art. L.241-1 C. Ass).

 

Par travaux il faut entendre non seulement la construction neuve mais aussi les adjonctions de construction, surrélévation et tous les travaux susceptibles d'engager la responsabilité décennale des constructeurs.

 

En revanche, les simples travaux entretien sont exclus du domaine de l'assurance obligatoire.

 

La limite précise entre les travaux d'entretien et les travaux de rénovation soumis ou non à l'obligation d'assurance n'est pas évidente à déterminer. Les indices susceptibles d'être retenus sont les suivants :

 

La notion de bâtiment n'est pas définie par la loi. La définition administrative (circulaire du 3 mai 1988) donnée sous réserve de l'interprétation des tribunaux, est assez extensive, elle intègre les bâtiments et les travaux accessoires à ces bâtiments tels que :

 

Doivent également être assurés les travaux portant sur les éléments d'équipement qui font indissociablement corps avec les ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert, ainsi que les fabricants de ces mêmes équipements lorsqu'ils sont mis en oeuvre, sans modification, par un locateur (EPERS : éléments pouvant entraîner la responsabilité solidaire).

 

Il est possible, toutefois, que le contrat d'assurance prévoit un champ d'application plus large que la notion légale.