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L'Administration n'a pas l'obligation de motiver le
refus de visa. Vous pouvez donc ignorer les raisons du refus.
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Seuls doivent être motivés les refus de visa (article L 211-2
du CESEDA), si vous êtes :
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membre non communautaire de la famille (conjoint, enfantde
moins de 21 ans ou à charge, ascendant) d'un ressortissant UE-EEE
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membre de la famille (conjoint, enfant de moins de
21 ans ou à charge, ascendant) d'un ressortissant français
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Pour le conjoint le français, le visa ne peut être refusé
qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre
public
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enfant mineur ayant fait l'objet, à
l'étranger, d'une décision d'adoption plénière
au profit de personnes titulaires d'un agrément pour adoption
délivré par les autorités françaises
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bénéficiaire d'une autorisation de
regroupement familial
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travailleur autorisé à exercer une
activité professionnnelle salariée en France
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une personne faisant l'objet d'un signalement aux fins
de non admission au système d'information Schengen
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titulaire d'une rente d'accident de travail ou de maladie
professionnelle versée par un organisme française et dont le
taux d'incapacité permanente est égale ou supérieur
à 20%, ainsi que si vous êtes ayant droit d'un étranger,
bénéficiaire d'une rente de décès pour accident
de travail ou maladie professionnelle versée par un organisme
français
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si vous avez :
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servi dans une unité combattante de l'Armée
française
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combattu dans les rangs des forces françaises
de l'intérieur, titulaire du certificat de démobilisation
délivré par la commission d'incorporation de ces formations
dans l'armée régulière ou si, quelle que soit la durée
de votre service dans ces mêmes formations, vous avez été
blessé en combattant l'ennemi
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servi en France dans une unité combattante d'une
armée alliée ou si, résidant antérieurement en
territoire français, vous avez également combattu dans les
rangs d'une armée alliée
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servi dans la Légion étrangère,
comptant au moins 3 ans de service dans l'armée française,
titulaire du certificat de bonne conduite
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obtenu le statut de réfugié ; de même
de votre conjoint et de vos enfants mineurs ou dans l'année qui suit
leur dix-huitième anniversaire lorsque le mariage est antérieur
à la date d'obtention de la qualité de réfugié
ou, à défaut, lorsqu'il a été
célébré depuis au moins un an, sous réserve d'une
communauté de vie effective
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En cas de refus de visa, vous pouvez :
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saisir la commission de recours contre les refus de visa créée
par décret du 10 novembre 2000 (JO 11 novembre 2000, page 1789). Cette
commission est instituée auprès du ministère des affaires
étrangères pour statuer sur les refus de visa pris à
compter du 1er décembre 2000. Le délai de recours est de deux
mois à compter de la notification de la décision de rejet.
Si le consulat ne répond pas, son silence vaut rejet implicite à
l'expiration de deux mois, mais à condition que l'administration
vous ai remis un accusé réception de votre demande mentionnant
l'indication des délais et voies de recours. La commission rejette
le recours ou recommande l'octroi du visa. Sauf exceptions les décisions
de la commission ne sont pas motivées. Le délai de recours
contentieux est conservé jusqu'à la décision du recours
gracieux.
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en cas de rejet, vous pouvez intenter un recours pour
excès de pouvoir devant le Conseil
d'Etat (ou le tribunal administratif de Nantes, s'agissant des
Algériens) dans un délai de 2 mois à compter, soit de
la décision expresse s'il y a, soit après 2 mois de silence
de l'admnistration.
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le tribunal ou le Conseil d'Etat fera droit à votre demande si le
refus de visa est fondé sur des motifs inexacts ou étrangers
aux intérêts dont l'administration a la garde ou qui porterait
une atteinte excessive à votre vie privée ou familiale.
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vous pouvez aussi saisir le juge des référés pour obtenir
une suspension de la décision du refus de visa
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les délais de procédure sont longs, mais ils sont efficaces
car le Consulat préfèrera souvent délivrer le visa
plutôt que d'avoir à justifier son refus devant le juge quand
ce refus est abusif.
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Un visa peut être refusé dans les cas suivants :
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le demandeur a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion (CE 17/11/1997
Meghari)
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le demandeur ne dispose pas de moyens d'existence suffisants en France
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en raison des antécédents du demandeur
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si le mariage a été conclu dans le seul but de favoriser
l'entrée en France de l'époux
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en raison de menace à l'ordre public
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pour les étudiants, si l'absence de sérieux du projet
d'études est établie (CE, 18/10/02, n°227386)
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Par contre :
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le refus de visa motivé par un engagement politique aux côtés
des milieux intégristes fondé sur le seul port d'un foulard,
tant sur la photo du passeport que lors d'une visite au consulat constitue
une erreur manifeste d'appréciation (TA Nantes, 6/11/1997
Cherigui)
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à l'appui de votre recours, vous pouvez le cas échéant
invoquer l'art. 8 de la Convention
Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme qui proclame un droit
à la vie privée et à mener une vie familiale normale
Ainsi a été jugé comme violant l'art. 8 de la CESDH
un refus de visa long séjour opposé au conjoint d'un Français
au seul motif que les époux n'ont jamais eu de vie commune (CE 17/11/1997
Herbomel).
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En revanche, ne constitue pas une violation de l'art. 8 :
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le refus de visa long séjour opposé à une ascendant,
vivant seul dans un pays étranger, de résidents étrangers
en France, pour des motifs économiques eu égard à ses
faibles ressources, même si plusieurs de ses enfants ont
déclaré pouvoir le prendre en charge (TA Nantes, 6/11/1997
Berrim)
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le refus de visa opposé au conjoint étranger d'un Français
binational, motivé par une menace à l'ordre public,
l'intéressé ne fournissant en outre aucun élément
permettant d'établir l'impossibilité de mener une vie familiale
normale dans le pays d'origine (TA Nantes 6/11/1997 Labani)
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le refus de visa motivé par une menace à l'ordre public, à
un étranger qui a toujours vécu en France et où
résident ses frères et soeurs (CE 17/11/1997
Méghari)
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le refus de visa à un conjoint de Français, motivé par
la brièveté du mariage et ses antécédents en
France (TA Nantes 6/11/1977 Rahmaoui)
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Si vous entrez en France sans visa, vous encourez des
sanctions (sauf si vous êtes
dispensé du visa)
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