| Pourquoi peut-on vous refuser
d'entrer en France ?
A la frontière, on peut vous refuser l'entrée en France notamment
pour les raisons suivantes :
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l'Administration a un doute sur votre identité ou sur votre
nationalité
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par exemple, vous pouvez être soupçonné d'avoir trouvé,
volé, emprunté, acheté un passeport, un
titre de séjour...
l'Administration peut se baser éventuellement sur une dissemblance
avec la photo d'identité
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elle peut vous soupçonner de falsification des documents par substitution
de photo, grattage des mentions...
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vous n'avez pas les documents nécessaires
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vous constituez une menace à l'ordre public (par exemple si vous
avez été condamné pour un délit).
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vous avez déjà été
expulsé de France, votre visa sera
refusé aussi longtemps que l'expulsion n'a pas été
abrogée.
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vous avez fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la
frontière pris moins d'un an auparavant
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vous avez été interdit
de séjour, votre visa sera refusé tant que le délai
d'interdiction n'est pas terminé
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vous êtes arrivé en France par la voie maritime, aérienne
ou ferroviaire ; si vous demandez votre admission au titre de
l'asile politique, vous pouvez être
maintenu en zone d'attente, le temps que votre demande
soit étudiée en vue de savoir si elle n'est pas "manifestement
infondée".
Si elle paraît manifestement infondée, l'entrée en France
vous sera refusée.
Quelques chiffres sur l'entrée en France des demandeurs
d'asile.
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vous êtes signalé aux fins de non admission dans un
État Schengen ou vous êtes susceptible
de compromettre l'ordre public, la sécurité ou les relations
internationales d'un de ces États
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il est 2 cas particuliers :
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le mineur auquel on refuse l'entrée :
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la notification (c'est-à-dire l'acte qui porte à sa connaissance
la décision de l'Administration) est irrégulière puisque
le mineur n'a pas la capacité juridique
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or, la notification fait courir les délais de recours ; c'est donc
important
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l'Administration devrait, lorsqu'elle refuse à un mineur d'entrer
en France, prévenir le responsable légal du mineur ou
à défaut saisir le juge des tutelles pour que soit
désigné un administrateur
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si ce n'est pas le cas, il vous faut saisir le procureur de la République
territorialement compétent, et si celui-ci refuse d'intervenir, saisir
directement le juge des tutelles
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la femme étrangère résidant en France qui, après
avoir accouché à l'étranger, rentre avec son
bébé
Il est arrivé que l'Administration refuse l'entrée du
bébé pour défaut de visa.
La mère peut entrer en France à condition de laisser le
bébé, qui devrait être rapatrié.
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sachez que c'est contraire à la Convention internationale relative
aux droits de l'enfant ratifiée par la France le 7 août 1990
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la décision de refus d'entrée doit
être prise soit par un fonctionnaire de la
police nationale soit par un
fonctionnaire des douanes. Pour le demandeur d'asile, seul
le ministre de l'intérieur, après consultation de l'OFPRA,
est habilité à refuser l'entrée du demandeur.
La décision de refus
d'entrée doit être écrite et
motivée et notifiée dans une langue comprise
par l'intéressé. L'intéressé doit
être mis en mesure d'avertir ou de faire
avertir la personne chez qui il devait se
rendre. Il peut aussi contacter son consulat et
le conseil de son choix. Il est informé de son
droit de refuser d'être rapatrié avant
l'expiration du délai d'un jour franc.
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Que
faire en cas de refus d'entrée en France ?
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vous avez le droit de contacter un avocat ou
toute personne de votre choix, de recevoir l'assistance d'un
interprète et d'un médecin et de quitter la France à
tout moment si vous le désirez
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généralement, l'étranger est placé en
zone d'attente. Vous pouvez exercer les recours suivants
:
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un recours pour excès de pouvoir contre la
décision de placement en zone d'attente ; mais il n'est pas suspensif
(vous pouvez être éloigné à tout moment) et il
est long
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un recours contre la décision de prolongation
de maintien en zone d'attente qui doit être effectué dans
un délai de 4 jours à compter de la décision du
magistrat
Ce recours n'est pas non plus suspensif (vous pouvez également être
éloigné à tout moment) mais il est rapide, de sorte
qu'une décision d'annulation de la prolongation en zone d'attente
peut intervenir avant votre éventuel refoulement, et en ce cas vous
pouvez être relaché et vous pouvez entrer en France.
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contre le refus d'entrée, vous pouvez intenter un
recours pour excès de pouvoir devant le tribunal
administratif dans le ressort duquel se trouve le poste frontière
où la décision a été prise
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le tribunal fera droit à votre demande si le refus d'entrée
est fondé sur des motifs inexacts ou étrangers aux
intérêts dont l'administration a la garde ou qui porterait une
atteinte excessive à votre vie privée ou familiale
-
cependant, il ne sera pas sursis à l'exécution de la décision
tant que le tribunal ne l'aura pas censurée (c'est-à-dire que
le refus d'entrée sera maintenu jusqu'à une décision
en votre faveur), vous ne pourrez pas entrer en France et vous pouvez
être refoulé, mais pas avant un délai d'un jour franc
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si vous êtes soupçonné à tort de falsification
de document ou de présenter un document qui ne vous appartient pas,
il faut :
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demander aux services de contrôle de procéder à toute
vérification utile, par exemple auprès de la préfecture
qui vous a délivré le titre de
séjour ou le passeport français, auprès du consulat
du pays qui vous a délivré le passeport étranger, ou
auprès du consulat français qui vous a délivré
le visa
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rassembler tous les éléments tendant à prouver votre
identité et entrer en contact avec les personnes qui vous connaissent
pour qu'elles témoignent (employeur, famille, relations...)
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vous pouvez saisir en urgence la commission européenne des droits
de l'homme en lui demandant de faire application de l'art. 36 de son
réglement intérieur, si vous estimez que le refus d'entrée
viole une disposition de la Convention
Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme.
Par cet art. 36, la commission peut demander au gouvernement de sursoir à
l'exécution de la mesure de refoulement jusqu'à sa décision
sur la violation ou non de la Convention des Droits de l'Homme.
Le gouvernement n'est pas tenu de faire droit à cette demande, mais
s'il s'y conforme, il vous laissera entrer en France.
Cliquer ici pour plus de
précisions.
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vous pouvez de plus exercer les recours suivants :
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auprès du responsable local de la
DICCILEC
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auprès de l'état-major de la DICCILEC au
ministère de l'intérieur,
qui en est son responsable hiérarchique
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auprès de la DLPAJ (Direction
des libertés publiques et des affaires juridiques) au ministère
de l'intérieur, dont le 2ème bureau est également
compétent pour intervenir
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vous pouvez enfin alerter la presse
Vous devez envoyer un communiqué en priorité à l'Agence
France Presse (qui diffusera l'information à la plupart des autres
média) ainsi qu'aux principaux média slocaux et nationaux.
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quelques adresses et téléphones
utiles en cas de difficulté à la frontière
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