Connaître le droit en matière d'euthanasie et de soins palliatifs
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| Il n'existe pas de définition juridique de la
mort.
Le droit avait besoin de critères invariables et précis pour déterminer le moment de la mort, notamment, pour permettre les greffes dorganes. Cest donc le décret n° 96 - 1041 du 2 décembre 1996 et la circulaire n° 96 - 733 du 4 décembre 1996, pris en application de la loi « bioéthique » n° 94 - 654 du 29 juillet 1994 relative au don et à lutilisation des éléments et produits du corps humain, qui prévoient avec précision les conditions légales minimales sans lesquelles on ne peut valablement déclarer la mort dun individu, autorisant les prélèvements dorganes. Ces dispositions ont été insérées dans le code de la santé publique. Quels sont les critères pour déterminer le moment de la mort ? Larticle R. 671 - 7 - 1 du code de la santé publique dispose à cet égard : « Si la personne présente un arrêt cardiaque et respiratoire persistant, le constat de mort ne peut être établi que si les trois critères cliniques suivants sont simultanément présents : 1) Absence totale de conscience et dactivité motrice spontanée ; 2) Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral ; 3) Absence totale de ventilation spontanée. » Ce constat est aisément réalisable pas nimporte quel médecin en dehors du cadre hospitalier. Larticle R. 671 - 7 - 2 précise : « Si la personne, dont le décès est constaté cliniquement, est assistée par ventilation mécanique et conserve une fonction hémodynamique, labsence de ventilation spontanée est vérifiée par une épreuve dhypercapnie. De plus, en complément des trois critères cliniques mentionnés à larticle R. 671 - 7 - 1, il doit être recouru pour attester du caractère irréversible de la destruction encéphalique : 1) Soit à deux électroencéphalogrammes nuls et aéractifs effectués à un intervalle minimal de 4 heures, réalisés avec amplification maximale sur une durée denregistrement de trente minutes et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le médecin qui en fait linterprétation ; 2) Soit à une angiographie objectivant larrêt de la circulation encéphalique et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le radiologue qui en fait linterprétation. » Le procédé angiographique est dune valeur scientifique indiscutable. La mort de la personne au sens juridique est donc officiellement devenue la mort cérébrale au sens médical. Le critère de la mort par la destruction du cerveau est aujourdhui le critère unique et invariable. Le droit a rejoint la médecine. En effet, au regard des données actuelles de la science, la communauté scientifique saccorde à dire que la destruction du système nerveux central est un stade irréversible : aucun médecin na jamais pu rétablir une activité cérébrale. Qui constate la mort ? a) Les rôles sont répartis entre le médecin et lofficier détat civil : · le médecin constate médicalement le décès et, · lofficier détat civil est lautorité désignée par le Code civil comme responsable de lenregistrement officiel de la mort. Tout médecin peut rédiger le certificat de décès mentionnant notamment le moment de la mort. Au regard du certificat de décès, lofficier détat civil dresse lacte de décès, qui emporte les conséquences juridiques du décès pour le défunt et permet de délivrer le permis dinhumer et autoriser les opérations funéraires dont la fermeture du cercueil. b) Seule exception à la procédure habituelle, en cas de prélèvement dorgane sur un sujet soumis à une réanimation prolongée, pour éviter des « dérapages », le procès-verbal de constat de la mort doit être établi par deux médecins indépendants de léquipe utilisatrice de lorgane (article L 671-10 CSP). Les médecins chargés de constater la mort ne connaissant par le greffé, sont a priori moins empressés de permettre la greffe. En outre, au titre des garanties, comme vu ci-dessus, langiographie cérébrale, dune valeur scientifique certaine, a désormais une valeur légale. Le médecin établit concomitamment le procès-verbal de décès (diagnostic de la mort) et le certificat de décès (nécessaire pour lofficier détat civil) - article R 671-7-3, parag. IV du décret du 2/12/1996 -. Cela permet deffectuer les prélèvements dorgane sur le lieu même du constat de la mort. Peut-on toujours établir le moment de la mort ? Pour déterminer le moment de la mort, il faut un cadavre, ce qui manque en cas dabsence ou de disparition. Dans lhypothèse de la disparition, le tribunal peut déclarer décédée la personne disparue. En cas dincertitude sur la mort de lintéressé, le tribunal applique le régime de labsence (présomption de décès après une période dabsence de dix ans).
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Pas une euthanasie active.
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| La tentative de crime est punissable. En cas d'euthanasie active qui peut être qualifiée de meurtre ou d'empoisonnement, la tentative est donc punissable. Il faut un commencement d'exécution et que la tentative n'ait pas été suspendue ou qu'elle n'ait manqué son effet qu'en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. |
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