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Comment se présente une démission ?
Forme et motifs de la démission
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Forme :
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La loi n'impose aucune forme particulière pour démissionner.
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Ainsi, en principe, la démission peut être verbale (même
par téléphone) ou par écrit.
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Toutefois, pour éviter toute contestation (preuve de la démission,
preuve de sa date ...), il est préférable d'en faire état
par courrier recommandé avec accusé de réception.
L'employeur qui accepte une démission verbale encourt le risque d'une
condamnation pour licenciement abusif. Il est conseillé à
l'employeur de ne jamais accepter une démission verbale et de toujours
exiger un écrit ou à défaut d'entreprendre une
procédure en confirmation par l'envoi de courrier srecommandés
jusqu'à obtention d'un dossier permettant de prouver qu'il y a bien
eu démission.
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Motifs :
Il n'est pas nécessaire de préciser les motifs de la
démission.
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Pour être valable, la démission doit procéder d'une
manifestation claire et non équivoque de résilier le contrat.
A défaut, le Tribunal peut requalifier la résiliation en
licenciement.
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Bien entendu, la démission ne doit pas être forcée. Elle
ne doit pas non plus être irréfléchie et donnée
sous l'effet de l'émotion.
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Enfin, la démission ne doit pas être abusive, pour nuire à
l'employeur.
Exemples de démission :
Il a été jugé qu'il s'agissait d'une
démission dans les cas suivants :
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Absence injustifiée du salarié, courriers de l'employeur, sommation
d'huissier et défaut de reprise du travail (Cour de cassation, Chambre
sociale, 10 mai 1995, n° 91 - 44.668)
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Refus d'une modification non substantielle du contrat de travail, à
savoir : simple déplacement du lieu de travail à
l'intérieur de la même agglomération et maintien de la
qualification et de la rémunération (Cour de cassation, Chambre
sociale, 8 juillet 1992, n° 89 - 42.236) - toutefois, les juges
considèrent en général qu'en cas de refus du salarié
d'une modification du contrat mineure, il s'agit d'un licenciement pour faute
- (cliquez ici pour plus d'informations sur la modification du contrat
de travail )
Par contre, il a été jugé que la démission
n'était pas valable et elle a été requalifiée
en licenciement dans les cas suivants :
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Absence même injustifiée d'un salarié (Cour de cassation,
Chambre sociale, 3 mai 1995, n° 91 - 44.551)
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Rupture de contrat de travail consécutive au refus du salarié
d'accepter de rejoindre un nouveau poste (Cour de cassation, Chambre sociale,
31 mars 1993, n° 89 - 42.753)
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La volonté de démissionner d'un salarié, manifestée
le jour même d'une sanction disciplinaire est équivoque (Cour
de cassation, Chambre sociale, 15 mars 1994, n° 90 - 45.057)
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De même de la démission sous l'emprise de l'énervement
provoquée par des reproches injustifiés de l'employeur (Cour
de cassation, Chambre sociale, 4 décembre 1986, n° 84 - 41.120)
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De même d'une démission obtenue à l'aide de
procédés vexatoires et sous la contrainte morale (Cour de
cassation, Chambre sociale, 26 septembre 1990, n° 87 - 44.460)
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De même si le salarié se rétracte le jour même
de sa démission (Cour de cassation, Chambre sociale, 10 décembre
1997, n° 95 -40. 299)
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