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Le départ négocié organise d'un commun accord entre
les parties les conditions de cessation de leurs relations professionnelles,
par application de l'article 1134 du Code civil, prévoyant la
révocation des contrats par voie de consentement mutuel.
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La transaction a pour objet de mettre fin à un litige résultant
de la rupture du contrat de travail, et ne peut être valablement conclue
qu'une fois la rupture intervenue et définitive.
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Le départ négocié intervient concomitament à
la rupture du contrat de travail, alors que la transaction intervient après
la rupture du contrat de travail (le cas échéant en cours
de procédure contentieuse devant le conseil de prud'hommes).
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Le départ négocié fait l'objet d'un accord conclu entre
les parties.
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Un écrit est, bien sûr, recommandé afin de préciser
les conditions du départ ainsi que le sort de certaines obligations
consécutives au contrat (clause de non-concurrence, par exemple).
Ce type de départ, est généralement, assorti d'une
indemnité spécifique.
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Le départ négocié pour motif économique est,
par ailleurs, soumis aux procédures prévues pour
les licenciements économiques.
Quelle est la procédure applicable pour la
transaction ?
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Pour être valable, la transaction doit comporter des concessions
réciproques de la part de l'employeur et du salarié.
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L'écrit ne constitue pas une condition de validité de la
transaction. Il est toutefois recommandé.
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Pour apporter la preuve qu'une transaction a bien été conclue,
il faut établir l'existence d'une contestation, l'intention de transiger
et l'existence de concessions réciproques.
Quelles sont les indemnités qui peuvent être
obtenues ?
Le salarié peut obtenir :
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l'indemnité compensatrice de préavis
le cas échéant avec dispense d'exécuter le
préavis,
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l'indemnité compensatrice de congés
payés,
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l' indemnité compensatrice de repos compensateur,
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l'indemnité de non-concurrence,
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l'indemnité de précarité pour les CDD,
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l'indemnité de départ à la retraite à
l'initiative du salarié,
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l'indemnité légale de licenciement ou
l'indemnité conventionnelle de licenciement fixée par la convention
collective de branche ou l'accord professionnel ,
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l'indemnité de licenciement ou de départ volontaire versée
dans le cadre d'un plan social,
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l'indemnité due en cas d'irrégularité dans la
procédure de licenciement pour la transaction,
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l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse
pour la transaction,
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des dommages et intérêts spécifiques.
Quel est le régime social des indemnités
?
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Les sommes assimilées à un salaire et soumises à cotisations
sociales sont : l'indemnité compensatrice de préavis,
l'indemnité compensatrice de congés payés, l'indemnité
compensatrice de repos compensateur, l'indemnité de non-concurrence,
l'indemnité de précarité pour les CDD et l'indemnité
de départ à la retraite à l'initiative du salarié.
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Les indemnités exonérées intégralement de cotisations
sont : l'indemnité légale de licenciement , l'indemnité
conventionnelle de licenciement fixée par la convention collective
de branche ou l'accord professionnel ou interprofessionnel, l'indemnité
de licenciement ou de départ volontaire versée dans le cadre
d'un plan social, l'indemnité due en cas d'irrégularité
dans la procédure de licenciement, l'indemnité pour licenciement
sans cause réelle et sérieuse.
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Les indemnités de mise à la retraite sont partiellement soumises
à cotisations.
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Les dommages-intérêts spécifiques sont soumis à
la CSG et à la CRDS.
Le salarié peut-il bénéficier
des ASSEDIC ?
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La transaction n'étant pas un mode de rupture du contrat de travail,
elle ne devrait pas avoir d'incidence sur les ASSEDIC. Pour
bénéficier des allocations d'assurance-chômage, le
salarié doit avoir été privé d'emploi. Une
transaction consécutive à un licenciement devra donc être
prise en charge. Par contre, s'il s'agit d'un accord postérieur à
une démission, et à l'exception d'une cause légitime,
le salarié risque de se voir refuser le droit aux ASSEDIC.
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Le départ négocié constituant en général
un mode de rupture du contrat de travail consenti par le salarié,
il n'ouvre pas droit aux ASSEDIC. C'est pourquoi, on voit, dans la pratique,
des départs négociés sous la forme d'un licenciement
avec des dommages et intérêts spécifiques. Le départ
négocié pour motif économique, quant à lui, ouvre
droit aux ASSEDIC.
L'accord peut-il être remis en cause après
signature ?
Entre les parties, l'accord a l'autorité de la chose jugée
ce qui signifie que :
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L'accord ne peut être unilatéralement dénoncé.
Toutefois, il peut faire l'objet d'une action en résolution devant
le conseil de prud'hommes, ce qui a pour effet de restituer au demandeur
les droits auxquels il a renoncé aux termes de l'accord ;
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Les parties doivent exécuter ce à quoi elles se sont engagées
(versement d'indemnités, obligation de non-concurrence...).
Ces obligations peuvent être sanctionnées au moyen d'une clause
pénale insérée dans l'accord ;
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Si il est respecté, l'accord éteint définitivement les
contestations qui en font l'objet.
Existe-t-il des modèles ?
Oui ; toutefois l'utilisation de modèles types est à proscrire,
la reprise de ces modèles pouvant receler de nombreux risques d'annulation
au préjudice des parties. Au contraire, il est souhaitable de
définir l'économie de l'accord, puis de composer une
rédaction appropriée en fonction des éléments
propres à la situation l'espèce.
Peut-on être assisté par un avocat
?
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Oui ; l'avocat peut négocier les sommes en jeu pour les parties et
rédiger le protocole d'accord.
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Pour les justiciables démunis, le système de l'aide
juridictionnelle est applicable dans le cadre d'une transaction destinée
à éviter le déclenchement d'un procès. En ce
qui concerne les ressources pour obtenir le bénéfice de l'aide
juridictionnelle, il convient de se renseigner directement auprès
de la mairie ou du tribunal.
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