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Droits et obligations en cas de démission
En cas de démission, le salarié a droit à un
préavis et à des indemnités de congés payés.
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Les droits et obligations des parties en cas de licenciement
dépendent du motif du licenciement :
La question de la clause de non
concurrence
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La clause de non-concurrence consiste à interdire au salarié,
après la rupture du contrat de travail, d'exercer une activité
professionnelle, salariée ou non, susceptible de concurrencer celle
de son ancien employeur.
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La clause de non-concurrence peut être contenue dans une lettre
d'engagement, le contrat de travail ou la convention collective.
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Il peut s'agir de tout type de contrat de travail : contrat à
durée indéterminée, contrat à durée
déterminée, contrat temporaire, contrat de formation en alternance
...
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En cas de modification du contrat de travail :
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si le contrat de travail fait l'objet d'une modification sans aucune
précision sur la clause de non-concurrence, il faut considérer
qu'il se poursuit aux mêmes conditions que précédemment,
sauf en ce qui concerne les modifications expressément prévues.
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Si l'employeur envisage d'ajouter une clause de non-concurrence au contrat
qui n'était pas initialement prévue, il s'agit d'une modification
substantielle du contrat de travail que le salarié peut refuser (Cour
de cassation, Chambre social, 14 novembre 1991, n° 88 - 41 . 399).
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Dans le cadre d'un départ négocié, les parties peuvent
parfaitement convenir d'une clause de non-concurrence qui n'était
pas initialement prévue.
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Si la clause de non-concurrence est prévue dans la convention collective
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lorsque la convention collective prévoit, de manière obligatoire,
une clause de non-concurrence, la jurisprudence considère que cette
clause s'impose au salarié - même si le contrat de travail ne
comporte aucune disposition reprenant la clause de non-concurrence - à
la condition que le salarié ait été informé de
l'existence de la convention collective et qu'il ait été mis
en mesure d'en prendre connaissance (Cour de cassation, Chambre sociale,
8 janvier 1997, n° 93 - 44).
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lorsque la convention collective n'envisage que la possibilité pour
l'employeur d'insérer une clause de non-concurrence dans le contrat
de travail, l'employeur qui n'a pas expressément prévu
une clause de non-concurrence dans le contrat ne peut pas se prévaloir
de l'obligation de non-concurrence à l'encontre du salarié
(Cour de cassation, Chambre sociale, 5 décembre 1974, n° 73 -
40.376).
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A quelles conditions une clause de non-concurrence est-elle valable?
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Il n'existe aucun texte du code du travail à cet égard.
Les conditions de validité des clauses de non-concurrence ont
été définies par la jurisprudence. Elles sont cumulatives,
sans quoi la clause est nulle c'est à dire qu'elle est
considérée comme n'ayant jamais existé (cass soc. 10
juillet 2002, n°2723, 2724, 2725 FPPBRI) :
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La clause de non-concurrence doit être établie dans le seul
but de protéger les intérêts légitimes de l'entreprise
et en outre, elle ne doit pas avoir pour conséquence de mettre le
salarié dans l'impossibilité absolue d'exercer son activité
professionnelle (Cour de cassation, Chambre sociale, 25 septembre 1991, n°
88 - 41 . 995).
Il s'ensuit que l'entreprise doit être susceptible de subir un
préjudice réel au cas où le salarié viendrait
à exercer son activité professionnelle dans une entreprise
concurrente ou à créer sa propre entreprise. Il s'agit d'une
appréciation au cas par cas suivant les compétences
spécifiques du salarié et ses liens éventuels avec
la clientèle.
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De plus, pour éviter que la clause de non-concurrence n'aboutisse
à une impossibilité absolue pour le salarié d'exercer
une activité professionnelle conforme à ses aptitudes, la clause
de non-concurrence doit être limitée dans le temps. Sans
dispositions contractuelles, il n'existe ni minimum ni maximum à cette
limite. Il appartient donc à l'employeur de fixer le temps durant
lequel le salarié sera soumis à la clause de non-concurrence.
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Elle doit ausssi être limitée dans l'espace. Les limites
géographiques de la clause peuvent être variables et dépendent
des autres composantes de la clause. Lorsque la clause ne précise
pas le lieu géographique de l'interdiction, le juge recherche la commune
intention des parties et fixera lui-même le champ d'application au
secteur même où le salarié a exercé son
activité.
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Elle doit être limitée quant aux activités qu'elle interdit
au salarié d'exercer. La clause de non-concurrence doit être
limitée quant aux activités interdites et ne doit pas
empêcher le salarié de travailler. Il s'agit également
d'une appréciation au cas par cas suivant la spécialisation
du salarié, l'existence d'autres branches d'activité ...
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Pour réparer le préjudice causé par la clause de
non-concurrence, l'employeur doit verser au salarié une contrepartie
financière. Les juges n'ont pas précisé l'importance
de cette contrepartie mais il y a lieu de penser qu'elle doit être
significative. Etant assimilée à un salaire, elle est soumise
à cotisations sociales, CSG et RDS et doit faire l'objet d'une fiche
de paye mentionnant "indemnité compensatrice de non-concurrence".
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